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Lundi 20 mars 2006

Martin Luther King
(1929 - 1968)

Martin Luther King est né à Atlanta, en Géorgie, le 15 janvier 1929. Sa mère, Alberta Williams, institutrice avant son mariage, était la fille d'Adam Daniel Williams, pasteur pendant dix-sept ans de l'Eglise baptiste Ebenezer et pionnier de la résistance aux discriminations raciales : membre de la National Association for the Advancement of Colored People, il avait lutté pour obtenir un collège secondaire pour les Noirs et fait boycotter un journal raciste. Son père, Martin Luther King Senior, était également pasteur, et il succéda d'ailleurs dès 1931 à Adam Williams dans la responsabilité de la paroisse.

Le milieu où le jeune Martin Luther King (Martin Luther King Junior) allait grandir était donc celui d'une bonne classe moyenne. Tout en étant très bagarreur et très émotif, il connut effectivement une enfance paisible imprégnée de morale évangélique. Martin Luther King a ignoré le ghetto et la misère, les rats et la vermine, qui étaient et restent le lot de plusieurs millions de Noirs américains et il eut toutes les facilités pour entreprendre de bonnes études. Son père, fils d'un ouvrier asservi de plantation, avait su s'élever dans la société, acquérant à la fois une influence de responsable spirituel et une aisance matérielle certaine. Martin Luther Jr savait qu'on attendait de lui une réussite analogue.

De fait, le jeune homme fit des études brillantes. En 1944, il entrait au Morehouse CoUege d'Atlanta, pensant devenir médecin ou avocat. Malgré le souhait de ses père et grand-père, il ne désirait pas devenir pasteur à son tour, se sentant mal à l'aise avec l'émotivité excessive qu'il percevait dans les églises réservées aux Noirs. Toutefois, l'enseignement de certains de ses professeurs qui étaient pasteurs lui prouva qu'une carrière religieuse pouvait être intellectuellement satisfaisante, et il finit par embrasser cette voie. Il fut ordonné dans le temple de son père à Atlanta en 1947, et nommé assistant de cette paroisse.

Toujours étudiant à Morehouse, Martin Luther King eut une activité très dense au sein de la National Association for the Advancement of Colored People (N.A.A.C.P.), organisation créée en 1909. Car s'il bénéficiait d'une sécurité matérielle, il n'en connaissait pas moins l'insécurité morale qui frappait tous les Negres et, comme son père, il voulait faire progresser la situation de ses frères de peau. Il quitta Morehouse en 1948, avec une licence de lettres, pour le Crozer Theological Seminary de Chester, en Pennsylvanie, où il était l'un des six Noirs dans un groupe de cent étudiants. En 1951, il obtint une licence de théologie et décida de poursuivre des recherches à l'Université de Boston, tandis qu'il continuait à suivre des cours de philosophie à l'Université de Harvard. A partir de 1953, il se consacra à la rédaction d'une thèse : "Comparaison de la conception de Dieu chez Paul Tillich et Henry Nelson Wieman". Il obtint le doctorat de troisième cycle de théologie systématique en juin 1955.

King possédait une solide érudition. Le théologien "social" Walter Rauschenbusch avait marqué sa pensée, tout comme Henri-David Thoreau, Hegel, Tillich, et ... Gandhi. Il se définissait comme "personnaliste", et il ne faisait point de doute pour lui que l'Eglise devait jouer un rôle actif dans l'établissement de la justice sociale. Il avait également lu Marx, ce qui, dans les Etats-Unis de l'époque, n'allait pas de soi.

En 1952, Martin avait fait la connaissance de Coretta Scott, pédagogue de formation et chanteuse. Cela avait abouti à leur mariage, le 18 juin 1953, et, en septembre 1954, tous deux s'installaient à Montgomery (Alabama), ville habitée par cinquante mille Noirs et quatre-vingt mille Blancs, où Martin Luther King prit la succession d'un "pasteur de choc", dans une des églises baptistes noires qui comptaient beaucoup de familles aisées et d'intellectuels.


Le boycott de Montgomery:

Le 17 mai 1954, la Cour Suprême des Etats-Unis avait décrété que dans l'éducation, droit majeur de l'homme, la ségrégation était contraire à la Constitution. Il s'agissait d'un événement important, qui ouvrait une brèche dans le mur soigneusement élaboré du mépris racial , mais l'intégration était encore loin d'être réalisée, surtout dans les Etats du Sud. Afin d'intéresser ses paroissiens aux problèmes du peuple noir, et surtout afin de les amener à faire pleinement usage de leurs droits civiques, King suscita très vite un comité d'action sociale et politique, et il invita les membres de la communauté à adhérer à la N.A.A.C.P. qui avait été pour beaucoup dans la décision de la Cour Suprême. Mais c'est le ler décembre 1955 que se produisit l'événement qui allait orienter toute sa carrière de pasteur.

Ce jour-là, en effet, une couturière noire de cinquante ans, Mme Rosa Parks, refusa de céder sa place assise dans l'autobus à un Blanc, comme les lois de l'Alabama le lui enjoignaient. La police l'interpella, et elle se serait retrouvée en prison si un témoin de la scène n'avait payé immédiatement sa caution. Martin Luther King fut averti et, scandalisé, il décida avec son ami le pasteur Ralph Abernathy d'organiser le soir même une réunion au temple, avec tout ce que la communauté noire de Montgomery pouvait compter de membres influents, pasteurs, avocats, médecins, syndicalistes... Un syndicaliste ayant suggéré un boycott des autobus, l'idée fut discutée et, progressivement, adoptée. Les pasteurs annonceraient la décision à l'office du dimanche. Un tract serait distribué à la population de couleur. Le lundi 5 décembre, les Noirs ne devraient pas prendre l'autobus pour aller au travail, à l'école, à la ville ! Le lundi matin, chacun était anxieux : les Noirs prendraient-ils ou non l'autobus ? Ils ne le prirent pas, et les conducteurs se promenèrent tout seuls, car les Blancs s'étaient eux-mêmes abstenus par crainte des troubles ! Les taxis, en revanche, étaient pleins, les rues étaient encombrées de bicyclettes et de piétons. On marchait. Certains, qui avaient quinze ou vingt kilomètres à effectuer pour se rendre à leur travail, marchèrent même beaucoup. Mais on souriait, on applaudissait, on s'interpellait. C'était la levée en masse de la piétaille ! La police aurait voulu arrêter les meneurs... mais qui était meneur ?

Dans la journée, Mme Parks fut condamnée à dix dollars d'amende pour violation des lois locales de ségrégation. Le soir, une grande assemblée se tint. Martin Luther King, parlant plusieurs orateurs, s'écria : "Nous en avons assez d'être maltraités et opprimés. Nous avons été trop patients. Une des gloires de la démocratie, c'est qu'elle donne au peuple le droit de protester. Nous le ferons, mis sans violence ni haine. L'amour du prochain sera notre règle". Les applaudissements et les reprises en choeur de ses phrases l'interrompaient constamment. On décida que le boycott serait prolongé jusqu'à ce que des pratiques humiliantes cessent d'être imposées aux Noirs dans les autobus. On créa aussitôt une nouvelle organisation, l'Association pour le Progrès de Montgomery, et King en fut nommé président.

L'action dura trois cent quatre-vingt deux jours ! A maintes reprises, les autorités firent pression sur King pour qu'il mette fin au boycott. Le 26 janvier 1956, on l'arrêta sous le fallacieux prétexte d'excès de vitesse. Quatre jours plus tard, un attentat fut commis contre son domicile, manquant de déclencher une réaction noire violente qu'évita de justesse King en faisant appel à la raison. En mars, on intenta un procès au pasteur pour violation des lois anti-boycott, et il fut condamné à cent quarante jours de prison et cinq cents dollars d'amende. Cette lutte, Martin Luther King l'a racontée dans "Combats pour la liberté".

Pendant des mois, les Noirs, unis comme ils ne l'avaient jamais été, s'entraidèrent ainsi pour des services de taxis bénévoles, permettant le transport quotidien de quarante deux mille personnes, ou s'encouragèrent les uns les autres à circuler à pied et à se tenir prêts à être jetés en prison. Au bord de la faillite, la compagnie d'autobus fut finalement obligée d'accepter la fin des mesures discriminatoires. Mais la victoire ne s'arrêtait pas là : dès novembre 1956, la Cour Suprême des Etats-Unis avait déclaré inconstitutionnelles lois imposant la ségrégation dans les transports ! Le 21 décembre, les Noirs purent ainsi prendre les autobus dans mêmes conditions que les Blancs, sous la protection d'une loi anti-ségrégation. Pour eux, c'était la prise de la Bastille !


L'action s'étend

Dès lors, Martin Luther King allait apparaître comme le leader national du mouvement de résistance. En janvier 1957, les leaders noirs de dix Etats du Sud se rencontraient pour former l'organisation qui s'appellera Southern Christian Leadership Conference (S.C.L.C.), et King en fut élu président. Pour commencer, cette organisation décida de concentrer son attention sur la discrimination pratiquée dans les transports ailleurs qu'à Montgomery malgré la nouvelle loi, et l'accession des Noirs au droit de vote.

Figure de proue du mouvement noir, King parcourut, en 1957, des dizaines de milliers de kilomètres et prononça deux cent huit discours. On l'appelait "le nouveau Moise" ou "le nouveau Gandhi". Un thème revenait comme une obsession dans toutes ses allocutions : la défense des droits civiques. Et pour obtenir ces droits, proclamait-il, il fallait que les Noirs commencent par acquérir le respect d'eux-mêmes. Preuve de la popularité grandissante de King : en mars 1957, Kwame Nkrumah l'invitait aux cérémonies qui marquèrent l'indépendance du Ghana.

A son retour d'Afrique, les deux mouvements de lutte, la S.C.L.C. et la N.A.A.C.P., décidaient d'organiser une manifestation à Washington, le 17 mai 1957, pour le troisième anniversaire de la décision de la Cour Suprême supprimant la ségrégation dans les écoles. Vingt-cinq à trente mille Noirs et quelques Blancs, massés devant le mémorial de Lincoln, écoutèrent les orateurs qui réclamaient la fin de la ségrégation raciale. King fut ovationné. Un mois plus tard, il était reçu, en compagnie de Ralph Abemathy, par le vice-président Nixon. Puis, le 23 juin, c'était au tour du président Eisenhower de lui accorder une audience. Mais dans les deux occasions, on ne lui fit que des réponses très vagues, qui aboutirent à une loi affirmant le droit de vote des Noirs mais n'offrant guère d'espoirs d'application immédiate. Le langage de King, lui, était ferme et exigeant.

En septembre 1958, mois de la sortie en librairie de "Combats pour la liberté", Martin Luther King fut insulté, brutalisé et arrêté par des agents de police. Il fut vite relâché, un inconnu ayant payé sa caution. Mais, peu après, une femme noire exaltée, que des campagnes de diffamation contre le pasteur avaient convaincue que celui-ci était communiste, lui plantait un coupe-papier en acier dans la poitrine. La pointe s'arrêta tout contre l'aorte, et c'est miracle que King ne soit pas mort. Pendant sa convalescence, invité par Nehru, il se rendit avec sa femme en Inde, sur les traces de Gandhi.

Le progrès vers l'égalité raciale restait bien lent, surtout dans le Sud des Etats-Unis. Presque partout, on se contentait de gestes symboliques, par exemple quelques élèves noirs dans une grande école qu'on proclamait "intégrée". De ce fait, la patience des Noirs était mise à rude épreuve, et à partir de 1959, les "Musulmans Noirs", qui refusaient de faire appel, comme King, à la conscience des Américains blancs et prônaient la violence, commencèrent, sous la direction d'Elijah Muhammad et surtout de Malcolm X, cette autre grande figure de l'Amérique noire, à acquérir une large audience, surtout dans les ghettos noirs des grandes villes du Nord.

A la fin de 1959, les King quittaient Montgomery, où Martin Luther, étant donné ses fonctions à la tête de la S.C.L.C., ne pouvait plus assurer un service pastoral normal, et ils rejoignirent Atlanta.


"Sit-ins" et "voyages de la liberté"

Montgomery avait été le premier épisode de la révolte noire. Greensboro fut le deuxième. Dans cette ville de Caroline du Nord, autre Etat des plus racistes des U.S.A., quatre étudiants noirs s'installèrent, le ler février 1960, dans un buffet réservé aux Blancs et refusèrent d'en partir. Une station de radio transmit l'information. Aussitôt, des dizaines d'étudiants vinrent en renfort à leurs camarades : les "sit-ins" venaient de faire leur apparition comme tactique de masse.

Ce mouvement allait s'étendre à plus de cent villes et mobiliser soixante-dix mille protestataires. Injuriés, les manifestants restaient silencieux. Frappés, ils ne rendaient pas les coups. Même quand des jeunes Blancs s'amusaient à tirer les cheveux des filles noires ou à écraser des cigarettes allumées sur leur cou, celles-ci ne répondaient pas. Tous priaient et supportaient tout dans la dignité. Il y eut des centaines d'arrestations. Martin Luther King n'avait pas été directement à l'origine de cette action, mais il allait d'un lieu à un autre, soutenant les résistants, se joignant à leurs démonstrations, se faisant arrêter avec eux. Il expliquait : "Pour que la résistance non-violente ait un sens, il faut que cela soit dirigé vers la réconciliation. Notre but final est la création de la communauté d'amour fraternel. Les tactiques non-violentes sans l'esprit de la non violence peuvent devenir une sorte de violence". Cette forme de lutte contre la ségrégation permit d'accomplir à un rythme accéléré l'intégration dans les restaurants, sur les plages, dans les piscines, dans les bibliothèques, dans les églises...

En 1960 toujours, des jeunes de la S.C.L.C. organisaient un groupe distinct pour l'action, et ils l'intitulaient "Comité des Etudiants Non-violents" (S.N.C.C. ou Snick), groupe qui, sous l'impulsion notamment de Stokely Carmichael, allait évoluer cinq à six ans plus tard en s'éloignant de la non-violence. C'est l'année aussi où King fut accusé de fraude fiscale, accusation dont il fut lavé mais qui le toucha beaucoup moralement. Le leader insistait toujours plus sur la Luther King avait été parmi les quelques vingt et un mille personnes arrêtées dans les Etats du Sud, tandis que quelques progrès étaient apparus en direction de l'intégration et des droits des électeurs, et que des comités paritaires poursuivaient des négociations dans plus de cent localités.


Prix Nobel de la Paix 1964

Kennedy mort, en était-ce fini des espoirs des Noirs américains ? Lyndon B. Johnson poursuivit, heureusement, les efforts de son prédécesseur, et le 2 juillet 1964, une nouvelle loi sur les droits civiques était votée. Ce texte s'attaquait à la non-participation politique des Noirs, interdisait la discrimination dans les lieux publics, faisait désormais relever les infractions du ministère fédéral de la justice et non plus des juridictions locales, et créait une commission pour étudier les cas de discrimination dans le travail. Aucune loi n'était allée jusqu'à présent aussi loin dans le sens de l'égalité raciale. Pourtant, au même moment, des émeutes noires éclataient un peu partout : New-York, Jersey-City, Dixmoor, Philadelphie... Les jeunes des ghettos des grandes villes américaines du Nord, en effet, avaient dépassé la frontière du désespoir. Ils n'avaient ni passé ni avenir : ils se jetaient dès lors dans la violence la plus aveugle.

En septembre 1964, King était invité par Willy Brandt à Berlin, et il était reçu en audience par le pape Paul VI. A son retour, il soutenait la candidature de Johnson à la présidence des Etats-Unis... et apprenant son élection pour le prix Nobel de la Paix, qu'il allait recevoir à Oslo le 10 décembre 1964.

Par l'intermédiaire du Prix Nobel, Martin Luther King devenait pour le monde entier le symbole de cette révolte noire qu'il était déjà pour le Sud des Etats-Unis, le symbole de la lutte pour la justice par des moyens non-violents. Mais si sa célébrité faisait le tour de l'univers... elle était en train de mourir aux portes des quartiers misérables des métropoles du Nord, dont les habitants entendaient déjà un autre rêve : celui du "Black Power" (Pouvoir noir), celui d'une Amérique sans les Blancs.

Dans la plupart des villes industrielles du Nord et de l'Est, la main-d'oeuvre noire, fuyant le Sud pour trouver des conditions de vie plus humaines, s'était entassée dans des quartiers qui avaient vite ressemblé à l'enfer. Education au rabais. Pas ou peu de fondation professionnelle. Des débouchés en quantité très limitée. Très fort chômage. Revenus inférieurs. Généralisation de l'assistance sous ses pires formes. Conditions sanitaires critiques. Très forte densité. Dégradation de la vie familiale... Au bout, que pouvait-il y avoir, sinon la révolte ? Que pouvait-il y avoir, sinon une haine accumulée contre les Blancs, même si, à la différence du Sud, il n'y avait pas, dans le Nord, de lois racistes ?

En mars 1965, Martin Luther King remporta son dernier succès avec la marche de Selma à Montgomery. Le gouverneur Wallace, de l'Alabama, ne voulait pas abandonner sa politique ségrégationniste, malgré les directives gouvernementales. Une première marche de protestation fut donc organisée, mais elle fut brutalement arrêtée par la police locale, qui fit soixante blessés parmi les manifestants. Martin Luther King lança alors un appel à tous les partisans des droits civiques pour recommencer, en masse cette fois. Le 21 mars, trente cinq mille "pélerins" rejoignirent Montgomery ! Toutefois, King, proposant un boycott national des produits de l'Alabama, ne fut pas suivi. Pire ! il devenait à présent évident que les jeunes Noirs doutaient désormais des possibilités de l'action non-violente, et ils étaient de plus en plus nombreux à se tourner vers la réaction violente à l'injustice, en se réclamant du "Black Power".

Alors que la non-violence avait permis des changements progressifs dans le Sud, les conditions avaient empiré dans le Nord, où la misère économique rejetait les Noirs encore plus que des lois racistes ne pouvaient le faire. Ayant méconnu la réalité des ghettos du Nord, King se trouva tout à coup en face d'une Amérique Noire qui lui échappait et qui risquait de sombrer dans le meurtre. Il n'apparaissait plus que comme un "bourgeois moraliste", un "oncle Tom" manié et téléguidé par le pouvoir blanc, et les émeutes allaient embraser l'Amérique pendant quelques années...


La radicalisation... et la mort

Martin Luther King avait conscience de tous les espoirs qui avaient été mis en lui, et il ne voulait pas décevoir. Aussi fit-il l'apprentissage des ghettos noirs, quand bien même il s'apercevait qu'on l'écoutait moins. Progressivement aussi, il découvrit que le mal n'était pas seulement dans les coeurs, pas seulement dans les institutions, mais qu'il était également dans les choix politiques. Jusqu'ici, il avait cru au système américain : il commençait à présent à le critiquer. C'était tout le système qui était empreint de racisme, un racisme subtil et quotidien.

En 1966, Martin et Coretta King s'installèrent dans un quartier noir de Chicago. Suivant l'exemple de Danilo Dolci en Sicile, King rassembla des chômeurs pour restaurer des logements inhabités. Le propriétaire le fit poursuivre en justice. Il organisa une grève des loyers avec des locataires exploités. Les classes supérieures s'indignèrent : il avait touché au sacro-saint droit de propriété ! Il aggrava son cas en proposant au maire des mesures qui furent qualifiées de socialistes : construction de logements sociaux dispersés dans la cité, amélioration des transports, augmentation de 100 % du budget scolaire pour des écoles vraiment intégrées... S'adressant au gouvernement fédéral, il réclama un revenu annuel minimum garanti par tête, des lois interdisant la ségrégation pour les ventes et locations de logements, l'augmentation des subventions pour l'éducation, les services sanitaires et sociaux... Il voulait que la République fasse pour ses anciens esclaves ce qu'elle avait fait pour ses anciens combattants. Toutefois, toutes ces initiatives ne rencontrèrent que peu d'échos.

Au début, les militants du "Black Power" refusèrent de collaborer avec King comme celui-ci le souhaitait malgré les divergences ; mais devant ses efforts, ils finirent par accepter. King glorifia avec eux le pouvoir créateur du Noir, faisant imprimer sur des milliers d'affiches "Black is beautiful". Puis, le 4 avril 1967, il lançait une "Déclaration d'Indépendance à l'égard de la guerre du Vietnam", faisant valoir que cette guerre empêchait tout effort sérieux contre la misère aux U.S.A. et dans le monde, et que surtout, elle était un acte criminel.

Pendant l'été 1967, Martin Luther King se rendit encore à Cleveland apporter son soutien à Carl Stokes, un Noir candidat à la mairie. Mais celui-ci, craignant de perdre quelques électeurs blancs... refusa de le rencontrer. Stokes fut cependant élu.

Les émeutes, pendant ce temps, continuaient. Le pasteur proposa des moyens non-violents de protestation : "Bloquer le fonctionnement d'une cité sans destruction est plus efficace qu'une émeute. Cela obligera l'administration et le Parlement à chercher des remèdes plus radicaux que des mesures de police". On ne l'écouta pas. Ne désespérant pas, Martin Luther King, alors qu'il était une nouvelle fois emprisonné à Birmingham avec d'autres leaders, commença à préparer avec ceux-ci l'organisation d'une "Marche des Pauvres" de tout le pays vers Washington pour le printemps 1968. Sa foi dans la non-violence restait entière : "Dans un monde dont la culture et l'esprit sont tellement en retard sur la capacité technologique, au point que nous vivons chaque jour au bord de l'anéantissement nucléaire, la non-violence n'est plus un choix pour l'analyse intellectuelle : c'est un impératif pour l'action". Signe de sa radicalisation, il fit un discours à New-York, à la mémoire de W.C.B. Du Bois, Noir américain éminent, devenu communiste, et mort, exilé volontaire, au Ghana. Le 31 mars 1968, à la cathédrale épiscopalienne de Washington, il accusait : "On a libéré les Noirs, mais on ne leur a pas donné de quoi se payer le car jusqu'à la maison".

C'est alors que, tout en préparant la "Marche des Pauvres", Martin Luther King alla participer aux manifestations des éboueurs grévistes de Memphis (Tennessee). Depuis huit semaines, ceux-ci, dont une majorité de Noirs, étaient en grève, et il y avait eu des violences : mort d'un jeune homme tué par la police, arrestations en grand nombre. Les leaders se demandaient s'il fallait tout arrêter ou continuer. King vint donc, pour marcher avec les travailleurs dont la dignité était en cause. Le soir du 3 avril, il parla au temple maçonnique de la ville : "Comme tout le monde, j'aimerais vivre une longue vie. La longévité, c'est appréciable. Mais ce n'est pas à cela que je pense maintenant. Je veux seulement faire la volonté de Dieu. Il m'a permis de monter sur la montagne. J'ai regardé au-delà et j'ai vu la Terre Promise. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur".

Le lendemain en fin d'après-midi, Martin Luther King se trouvait sur le balcon de sa chambre d'hôtel. Il appela un ami qui passait sur le trottoir : "Bien entendu, tu joues "Seigneur, prends ma main" ce soir à la réunion. Joue-le bien, pour moi". A ce moment, on entendit un coup de feu. King eut la gorge trouée. Il mourut une heure plus tard.

 

Comment juger aujourd'hui l'action de Martin Luther King ? Le principal résultat de son combat se situe au plan législatif : les Noirs peuvent en appeler maintenant à l'arsenal des textes fédéraux, et la ségrégation n'est plus légale nulle part aux Etats-Unis. Pendant une dizaine d'années, la communauté noire américaine s'est mobilisée autour d'une même stratégie ; elle a fait bloc, elle a pris en main son destin comme jamais auparavant. Certes, King s'est vu abandonné dans les dernières années de sa vie par toute une partie de son peuple, parce qu'il avait trop tardé à faire une analyse politique de la société américaine et qu'il n'avait pas pris conscience assez tôt de la réalité des ghettos du Nord. Ce n'est vraiment qu'à partir de 1967, avec la guerre du Vietnam, qu'il réalisa que "son rêve" ne s'harmonisait pas avec la société d'un John Kennedy ou d'un Lyndon Johnson. Les textes qu'il a publiés dans Où allons-nous et La seule révolution témoignent de son évolution. Mais, d'une part, il n'est pas certain que le Martin Luther King "politisé" eut pu réaliser ce que le Martin Luther King des années 1955-1964 a pu faire par son pouvoir charismatique et religieux. D'autre part, qui, depuis, a pu faire mieux que lui ? Le "Black Power", après des débuts retentissants, s'est progressivement tu, et les "Panthères Noires" elles-mêmes en sont venues à préférer des actions sociales à une lutte armée impossible...

King a été le levier qui a soulevé la communauté noire et l'a mise dans la rue pour le juste combat. Il a montré que la non-violence active pouvait gagner.

Par pauline - Publié dans : popo.leleu
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Lundi 20 mars 2006

Déclaration des Anarchistes accusés devant le Tribunal correctionnel de Lyon.

19 janvier 1883 (Procès des 66).

Ce qu'est l'anarchie, ce que sont les anarchistes, nous allons le dire :
Les anarchistes, messieurs, sont des citoyens qui, dans un siècle où l'on prêche partout la liberté des opinions, ont cru de leur devoir de se recommander de la liberté illimitée.
Oui, messieurs, nous sommes, de par le monde, quelques milliers, quelques millions peut-être - car nous n'avons d'autre mérite que de dire tout haut ce que la foule pense tout bas- nous sommes quelques millers de travailleurs qui revendiquons la liberté absolue, rien que la liberté, toute la liberté !
Nous voulons la liberté, c'est-à-dire que nous réclamons pour tout être humain le droit et le moyen de faire tout ce qui lui plaît, et ne faire que ce qui lui plaît ; de satisfaire intégralement tous ses besoins, sans autre limite que les impossibilités naturelles et les besoins de ses voisins également respectables.
Nous voulons la liberté, et nous croyons son existence incompatible avec l'existence d'un pouvoir quelconque, quelles que soient son origine et sa forme, qu'il soit élu ou imposé, monarchique ou républicain, qu'il s'inspire du droit divin ou du droit populaire, de la Sainte-Ampoule ou du suffrage universel.
C'est que l'histoire est là pour nous apprendre que tous les gouvernements se ressemblent et se valent. Les meilleurs sont les pires. Plus de cynisme chez les uns, plus d'hypocrisie chez les autres !
Au fond, toujours les mêmes procédés, toujours la même intolérance. Il n'est pas jusqu'aux libéraux en apparence qui n'aient en réserve, sous la poussière des arsenaux législatifs, quelque bonne petite loi sur l'Internationale, à l'usage des oppositions gênantes.
Le mal, en d'autres termes, aux yeux des anarchistes, ne réside pas dans telle forme de gouvernement plutôt que dans telle autre. Il est dans l'idée gouvernementale elle-même; il est dans le principe d'autorité.
La substitution, en un mot, dans les rapports humains, du libre contrat, perpétuellement révisable et résoluble, à la tutelle administrative et légale, à la discipline imposée; tel est notre idéal.
Les anarchistes se proposent donc d'apprendre au peuple à se passer du gouvernement comme il commence à apprendre à se passer de Dieu.
Il apprendra également à se passer de propriétaires. Le pire des tyrans, en effet, ce n'est pas celui qui nous embastille, c'est celui qui nous affame; ce n'est pas celui qui nous prend au collet, c'est celui qui nous prend au ventre.
Pas de liberté sans égalité ! Pas de liberté dans une société où le capital est monopolisé entre les mains d'une minorité qui va se réduisant tous les jours et où rien n'est également réparti, pas même l'éducation publique, payée cependant des deniers de tous.
Nous croyons nous, que le capital, patrimoine commun de l'humanité, puisqu'il est le fruit de la collaboration des générations passées et des générations contemporaines, doit être à la disposition de tous, de telle sorte que nul ne puisse en être exclu; que personne, en revanche, ne puisse accaparer une part au détriment du reste.
Nous voulons, en un mot, l'égalité; l'égalité de fait, comme corollaire ou plutôt comme condition primordiale de la liberté. De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins ; voilà ce que nous voulons sincèrement, énergiquement; voilà ce qui sera, car il n'est point de prescription qui puisse prévaloir contre les revendications à la fois légitimes et nécessaires. Voilà pourquoi l'on veut nous vouer à toutes les flétrissures.
Scélérats que nous sommes ! Nous réclamons le pain pour tous, le travail pour tous; pour tous aussi l'indépendance et la justice.


Par pauline - Publié dans : popo.leleu
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Lundi 20 mars 2006

167 façons de dire

"Je t'aime"

Afrikaans
Ek het jou liefe
Ek is lief vir jou
Alsacien
Ich hoan dich gear
Amharic
Afekrishalehou
Arabic
Ana Behibak (to a male)
Ana Behibek (to a female)
Ib'n hebbak
Ana Ba-heb-bak
nhebuk
Arabic (Formal Arabic):
OOHEBOKI (to a female)
OOHEBOKA (to a male)
Bari (Une langue du soudan)
Nan nyanyar do (I love You)
Nan nyanyar do parik (I love You very much)
Basc
Nere Maitea
Batak
Holong rohangku di ho
Bavarian
I mog di narrisch gern
Bengali
Ami tomake bhalobashi.
Ami tomAy bhAlobAshi
Berber
Lakh tirikh
Bicol
Namumutan ta ka
Bulgarian
Obicham te
Cambodian
Bon sro lanh oon
kh_nhaum soro_lahn nhee_ah
Canadian French
Sh'teme (spoken, sounds like this)
Cantonese
Ngo oi ney
Catalan
T'estim (mallorcan)
T'estim molt (I love you a lot)
T'estime (valencian)
T'estimo (catalonian)
Chinese
Wo ie ni
Croatian
LJUBim te
Czech
miluji te
MILUJU TE! (colloquial form)
Danish
Jeg elsker dig
Dutch
Ik houd van jou
English
I love you
Esperanto
Mi amas vin
Estonian
Mina armastan sind
Ma armastan sind
Farsi
Tora dust midaram
Asheghetam
Farsi (Persian)
doostat dAram
Filipino
Mahal ka ta
Iniibig Kita
Finnish
Mina" rakastan sinua
Flemish
Ik zie oe geerne
French
Je t'aime
Friesian
Ik hou fan dei
Gaelic
Tha gradh agam ort
German
Ich liebe Dich
Greek
S' ayapo
(Ego) philo su (ego is only needed for emphasis)
Gujrati
Hoon tane pyar karoochhoon
Hausa
Ina sonki
Hebrew
Ani ohev otach (male to female)
Ani ohev otcha (male to male)
Ani ohevet otach (female to female)
Ani ohevet otcha (female to male)
Hindi
Mae tumko pyar kia
My tumko pyar karta hu
Main tumse pyar karta hoon.
Ham Tomche Payer Kortahe
Mai tumse peyar karta hnu.
Hindi(Kannada)
Naanu ninnannu premisuththene
Hokkien
Wa ai lu
Hopi
Nu' umi unangwa'ta
Hungarian
Szeretlek
Szeretlek te'ged
Icelandic
M-Ig elska M-~ig
Eg elska thig
Indi
Mai tujhe pyaar kartha hoo
Indonesian
Saja kasih saudari
Saya Cinta Kamu
Saya cinta padamu
Aku cinta padamu
Irish
taim i' ngra leat
Italian
ti amo (if it's a relationship/lover/spouse)
ti voglio bene (if it's a friend, or relative)
Japanese
Kimi o ai shiteru
Watakushi-wa anata-wo ai shimasu
Javanese
Kulo tresno
Kiswahili
Nakupenda
Klingon
qabang
qaparHa' (depends from where you are in the galaxy)
Korean
Tangsinul sarang ha yo
Nanun tongshinun sarang hamnida
Kurdish
Ez te hezdikhem (?)
Lao
Khoi huk chau
Latin
Te amo
Vos amo
(Ego) amo te (ego, for emphasis)
Latvian
Es tevi Mlu (s teh-vih me-lu)
Lingala
Nalingi yo
Lithuanian
TAVE MYLIU (ta-ve mee-lyu)
Luo
Aheri
Madrid lingo
Me molas, tronca
Malay
Saya cintamu
Saya sayangmu
Malay/Indonesian
Aku sayang enkow
Sayah Chantikan Awah
Mandarin
Wo ai ni
Mohawk
Konoronhkwa
Navaho
Ayor anosh'ni
Ndebele
Niyakutanda
Nepali
Ma timilai maya garchu, Ma timilai man parauchu
Norwegian
Eg elskar deg (Nynorsk)
Jeg elsker deg (Bokmaal) (prononcé: yai elske dai)
Osetian
Aez dae warzyn
Pakistani
Muje se mu habbat hai
Persian
Tora dost daram
Polish
Kocham Cie
Ja cie kocham
Portuguese
Eu te amo
Romanian
Te iu besc
Russian
Ya vas lyublyu
Ya tebya loobyoo
Y'a liou-bliou tibya
Ya vac loobyoo
Ya l'ubl'u t'ebya
Ju ljublju tebja!
LJUBLJU TEBJA!
ya lyublyu tebya
Ya polubeel s'tebya.
ya tebya ljublju
Russian (malincaya)
Ya Tibieh Lublue.
Scot Gaelic
Tha gradh agam ort
Serbian
LUBim te.
Serbocroatian
volim te
Shona
Ndinokuda
Sinhalese
Mama oyata adarei
Sioux
Techihhila
Slovak
lubim ta
Slovene
ljubim te
Spanish
Te quiero (I realy-realy care for you)
Te Amo (I love you)
Srilankan
Mama Oyata Arderyi
Sudanese (Bari)
Nan nyanyar do (I love you)
Nan nyanyar do parik (I love you very much)
Swahili
Naku penda (suivi du nom de la personne)
Swedish
Jag a"lskar dig
Iaj Alskar Dej
Swiss-German
Ch'ha di ga"rn
Syrian/Lebanes
BHEBBEK (to a female)
BHEBBAK (to a male)
Tagalog
Mahal kita
Tamil
Naan unni kathilikiran.= I love you
Ni yaanai kaadli kirayah? = do you love me?
Tcheque
MILUJI TE
Telugu
Neenu ninnu pra'mistu'nnanu
Telugu/india
Nenu Ninnu Premistunnanu
Thai
Ch'an Rak Khun
Phom Rak Khun
Tunisian
Ha eh bak
Turkish
Seni seviyorum
Urdu
Mujge tumae mahabbat hai
Uzbek
Man seni sevaman
Vietnamese
Em yêu anh (woman to man)
Tôi yêu em
Anh yêu em (man to woman)
Vlaams
Ik hue van ye
Welsh
'Rwy'n dy garu di.
Yr wyf i yn dy garu di (chwi)
Yiddish
Ich libe dich
Ich han dich lib
Yugoslavian
Ya te volim
Zazi
Ezhele hezdege
Zuni
Tom ho' ichema
 Mais a mon avis, il y a beaucoup plus de facons de dire je tm.............................
Par pauline - Publié dans : popo.leleu
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Lundi 20 mars 2006

Le jonglage

 



Pour fabriker des batons du diable / Techniques de jonglage / Avec des massues

Pour fabriker des batons du diable:

 

Les batons de diable sont des sortes de torches enflammées avec lesquelles le jongleur........jongle.

- Bâton normal :

Pour fabriquer son propre bâton du diable vous devez disposer de 60 cm de manche à balai, de scotch, de deux tubes de 5 cm d'acier qui s'insèrent sur le manche et du jean.

- Insérez les tubes sur le manche de sorte a avoir un bâton de 60 cm de long. Plus vous devrez forcer pour les enfoncer mieux ça tiendra.
- Entourez les bouts métalliques avec le jeans pour éviter qu'ils n'endommagent le parquet. Vous pouvez les coller avec de la colle néoprène ou les serrer avec du fil de fer.
- Prenez le centre de gravité du bâton avec une baguette et faîtes une marque bien visible. C'est prêt !


- Bâton enflammé :

Pour passer à l'enflammé il n'y a pas 36 solutions. Il s'avère que le meilleur matériau est l'aluminium car il n'est pas cher, très léger et facile à trouver (le casto du coin).

Prenez un tube d'alu brut de 16 mm sur 1m de long. Avec cela vous devrez vous procurer des bas de jean à la retouche du magasin de vêtements le plus proche. Ensuite il faut des bagues de serrage de tuyau en 32-50 mm assez importantes, du fil de fer.

- Coupez le tube à 70 cm.
- Percez les trous comme ci dessous:
- Passer le fil de 25 cm dans deux trous de façon à faire un U.
- Enroulez la moitié d'un bas de jean plié (5 cm de largeur plié).
- Serrez le tissu avec un anneau. Serrez le tout avec le fil qui dépasse.
- Faîtes l'équilibre et une marque.

Préparez un pot de Nutella vide, du white-spirit, un briquet et c'est parti !!!

La longueur de mèche à mettre se situe entre 30cm et 50cm selon que vous voulez une allumette ou des belles flammes qui réchauffent (nous on prends 50cm)


- Les torches:

Il faut emmencher au marteau les tubes d'acier sur 5 cm. Cela constituera des massues de 50 cm. On perce les tubes de métal là où il y a du bois et on visse le tube sur le tourillon. Ensuite on fait deux trous diamétralement opposés dans le tube, 3 cm au dessous de l'extrémité supérieure. Passer dans ces trous le fil de fer pour ensuite l'enrouler avec la mèche autour du métal. Il faut environ 30 cm de mèche pour chaque torche.

L'expérience montre qu'il faut installer un système qui empèche la flamme de remonter le long de la massue. On peut le faire avec des couvercles sauce Buitoni© que l'on coupe et que l'on visse sur le tourillon 5cm au dessous du tube. Ces valeurs sont empiriques et peuvent varier selon les massues. Il faut que le garde flammes soit à la limite de là où vous attrappez la massue en jonglant. Conclusion: jonglez avec vos massues et voyez où vous les installez. Cependant il n'est pas absolument obligatoire d'en mettre, mais si vous voulez les utiliser plus d'une heure c'est plus confortable.


mèche bas de jean:

3 tourilons de bois diamètre 30mm
45 cm de long
3 tubes en acier 10 cm de long et même diamètre que le truc en bois
quelques vis à bois
3 morceaux 50 cm de fil de fer (fil grillage ou electrique)


Techniques de jonglage :

 

Ces Figures ne sont pas forcément très difficiles, mais il faut maîtriser un jonglage à 2 balles dans une main. Elles sont intéressantes car elles ont un rythme différent du jonglage à 3 balles classique.

- Les colonnes :

1/ Prenez une balle dans chaque main. Lancez les simultanément verticalement, de manière à ce qu'elles retombent dans leurs mains respectives de lancer.
2/ Prenez 3 balles. Lancez en 2 comme précédemment. Quand elles sont à leur apogée, lancez la 3ème balle verticalement à la même hauteur que les 2 autres. Par souci de symétrie, faites passer la 3ème balle (celle du centre) d'une main à une autre.


- La colonne gothique: Variante des "colonnes":

Faites se croiser les 2 premières balles au dessus de votre tête. La 3ème se gère comme précédemment.

- Le bisou : variante de la "colonne gothique":

Les 2 premières balles ne se croisent pas au dessus de votre tête mais s'entrechoquent et rebondissent à leur apogée.

- Le tennis en colonne : Variante des "colonnes":

La 3ème balle est lancée par dessus les 2 autres par l'extérieur.


- La scie : variante des "colonnes":

La 3ème balle n'est pas lancée mais passée de main en main. Cette figure a un grand attrait si vous la combinez avec la "douche". Exécutez la "scie" 4 fois, puis la "douche" 4 foisÉ et laissez faire votre imagination !

- Le Yo-Yo :

Le principe du Yo-Yo est de jongler avec 2 balles dans la main droite ; la balle de la main gauche reste dans la main gauche et sert de décoration. Il y a plusieurs variantes :
1/ La main gauche monte et descend en suivant une des 2 balles de la main droite.
2/ La main gauche, bras tendu, fait des tours autour de l'apogée des balles de la main droite. Pour que le mouvement soit joli, ne vous précipitez pas, mais ralentissez le bras gauche et faites un grand tour pendant que les balles de la main droite en font un chacune. Cette figure est très jolie dans le noir avec des balles phosphorescentes, car la balle de la main gauche semble "voler" autour des 2 autres.


- Derrière le dos :

Le rêve de tout jongleur est de savoir passer une balle dans le dos. En effet, cette figure paraît accessible mais est assez difficile à réaliser. Aussi, il faut s'entraîner avec méthode.

1/ Avec une balle : Prenez une balle dans la main droite et lancez la dans la main gauche par derrière. La balle doit passer par dessus l'épaule. Faites cet exercice alternativement avec les 2 mains. Quand vous y arrivez parfaitement sans réfléchir et que la balle tombe parfaitement dans votre main, passez à la suite.

2/ Une balle dans chaque main : Lancez la balle de la main droite comme précédemment. Dès que cette balle apparaît de l'autre côté, lancez la balle de la main gauche comme si vous étiez en jonglage normal. Ceci maîtrisé, passez à la suite.

3/ Vous jonglez normalement. Passez une balle derrière le dos comme précédemment en bloquant les 2 autres balles. Contrôlez l'arrivée de cette balle. Continuez à jongler normalement. Par la suite, faites passer 2 puis 3 balles à la suite derrière le dos.


- Passage Avant/Arrière:

Faîtes comme précédemment, mais lancez la balle de votre nombril vers vos reins en passant par dessus votre épaule.


- Jonglage sous le Bras :

Jonglez normalement mais avec une main derrière le dos. Si votre main gauche est derrière le dos, les balles resteront à votre droite et devant votre bras droit. Le top du top est de passer de jonglage sous le bras gauche à jonglage sous le bras droit sans intermédiaire.



Avec des massues:

Une fois que vous commencez à avoir une bonne stabilité sur la cascade à trois massues, vous pouvez tentez de passer ces quelques figures.


- Deux tours :

Comme toute première figure vous pouvez tenter de faire faire deux tours à une massue. Comme pour l'apprentissage il faut commencer avec une seule massue. Ensuite vous intégrez un lancer dans une cascade. Au fur et à mesure vous apprendrez à faire deux tours des deux mains. Ensuite vous ferez faire deux tours à deux massues successivement (main droite main gauche). Enfin vous ferez une cascade à trois massues qui feront chacune deux tours. L'étape suivante, vous la devinez...trois tours. Et on recommence la même histoire.

NB: Pour faire trois tours et plus il est conseillé d'avoir de bonnes massues car c'est plus facile avec des massues qui tournent pile-poil...


- Passer sous le bras :

Il s'agit de passer une massue sous un bras pendant que l'on fait une cascade. On commence par une cascade seule avec trois massues. Après la réception d'une massue dans la main droite (ou gauche) on la relance en croisant les bras. La massue passe alors sous le bras gauche et est saisie par la main gauche. Progressivement, apprenez à le faire des deux côtés et enchaînés.

Par pauline - Publié dans : popo.leleu
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Lundi 20 mars 2006

I Présentation

 

 

 

 

Le cannabis est le nom scientifique du chanvre, dont on distingue aujourd'hui 3 variétés:

  1. - cannabis sativa
    (variété la plus répandue en Suisse) grande et ramifiée - tropicale - floraison tardive - contient beaucoup de THC.
  2. - cannabis indica
    (que l'on trouve essentiellement en Asie) très feuillue - floraison précoce - contient beaucoup de THC.
  3. - cannabis ruderalis
    (que l'on cultive en Russie) peu ramifiées - croissance rapide - cultivés pour l'industrie - contient très peu de THC.

Mais ces trois variétés viennent du cannabis sativa (voir historique) et elles se croisent très bien entre elles pour créer de nouvelles variétés.
Pour la consommer sous forme d'hallucinogène, on on utilise seulement certaines parties de la plante
:

- la marijuana: fleurs séchées du plant de cannabis. Autres noms: beuh, herbe, ganja, marie-jeanne. Le terme marijuana vient du Mexique où le cannabis a été introduit à la fin du XIXe siècle.

- en haschisch: Tiré de la résine sécrétée par les inflorescences et mélangée avec certaines parties des fleurs et des feuilles (la concentration de THC varie de 8 à 30%). Se présente sous forme de pâte plus ou moins dure. Autre nom: shit, H, teuf.

- sous forme d'huile: Concentré de haschisch visqueux et goudron-neux (concentration de THC de 60 à 80 %), obtenu en laissant bouillir le haschisch dans un solvant, par exemple l'éthanol. Produite en Jamaïque et au Moyen-Orient. Peu consommée ici.
Les trois sont fumés en général dans un joint, une pipe ou un bong, mais peuvent aussi être mangés.
On connait 460 composants tels que stérols, terpènes, alcaloïdes, benzopyrène, etc. soixante cannabinoïdes, dont les principaux sont :

  • - le delta 9 (THC) tétrayhydrocannabinol
    - le cannabidiole (CBD)
    - le cannabinol (CBN)
    - Le cannabigerol (CBG)

Les cannabinoïdes peuvent être synthétisés chimiquement et trouvent des applications cliniques et thérapeutiques, mais il semble que le THC synthétisé soit moins efficace qu'un joint.
La principale composante psychoactive du cannabis, le THC, varie suivant l'espèce, la manière dont elle a été cultivée et la partie de la plante qui est utilisée.

 

II Absorbtion, apparition et durée des effets

 

Les effets du cannabis dépendent de :

  • la forme de consommation et la façon de consommer, (profondeur de l'inhalation)
  • la teneur en THC du cannabis
  • l'etat d'esprit du consommateur, en général, le cannabis amplifie l'état dans lequel il se trouve
  • le contexte de la consommation
  • Le cannabis agit avant tout sur le cortex cérébral.
  • Le système limbique, l'hypothalamus, l'hypophyse, le cervelet, mais aussi sur d'autres parties du corps comme la rate et l'intestin. En 1988, on a prouvé l'existance de recepteurs spécifiques des cannabinoïdes dans le cerveau et dans le système nerveux.

Quelques années plus tard, des chercheurs américains ont découvert un cannabinoïde présent dans l'organisme même qui réagit à ces recepteurs; ils lui ont donné le nom de «Anandamide», du mot sanscrit «ananda», qui signifie «félicité, béatitude».

Lorsque le cannabis est fumé - c'est la forme de consommation la plus courante - jusqu'à 60% de la substance active disponible (THC) parvient dans les vaisseaux. Le taux de THC dans le sang est à son maximum après 15-30 minutes. L'effet psychique dure de 2 à 4 heures.

Lorsque le cannabis est mangé ( par exemple sous la forme de biscuits ), le cannabis produit des effets plus tard, la quantité de THC absorbée étant plus faible.

La métabolisation rapide du THC dans l'organisme entraîne la formation de métabolites principaux actifs et inactifs (11-hydroxy - THC et THC - COOH).

Le THC se dissémine rapidement dans l'organisme, notamment dans les organes bien irrigués et dans le système nerveux. Dans un deuxième temps, le THC, extrêmement liposoluble, s'accumule dans les tissus adipeux. Ces dépôts de THC sont libérés très lentement, de sorte que le taux de THC dans le sang ne baisse qu'à long terme et qu'on peut le mesurer encore longtemps après. Il en va de même des métabolites de THC dans l'urine, dont on peut détecter la présence des semaines, durant chez les consommateurs réguliers de cannabis, même si ceux-ci ne prennent momentanément plus de drogue.

Selon les experts, il n'y a pas de lien clair et net entre la concentration de THC dans le sang et l'ivresse euphorique que produit le cannabis. Par là même, il est impossible de fixer une valeur limite - sous la forme d'un certain pour mille, par exemple - au delà de laquelle on ne serait plus apte à prendre le volant, après avoir fumé du haschisch ou de la marijuana.

III Effets secondaires

 

C'est parce que les études portant sur les effets secondaires sont diverses et souvent non concordantes entre elles qu'on ne peut pas répondre avec précision à cette question.

A notre connaissance, aucune étude ne montre des effets toxiques majeurs dus au cannabis. On signale ici ou là des cas d'intoxication ayant nécessité une intervention sanitaire d'urgence, mais aucun n'a été mortel.

On parle parfois d'une atteinte au système immunitaire, mais ces constatations ont été faites sur des singes et elles ne sont pas prouvées sur les hommes. D'ailleurs il arrive que des malades du sida, dont le système immunitaire est gravement affaibli, consomment du cannabis sans que leur état s'aggrave.

On a aussi beaucoup parlé d'un effet sur les spermatozoïdes. Là encore, c'est une hypothèse basée sur une consommation assez intensive pendant 2 ou 3 mois. Les dommages semblent réversibles.

On n'a pas encore d'évaluation concernant les effets secondaires négatifs dus à la fumée des joints de cannabis. On sait qu'un joint, du point de vue des substances toxiques avalées, est l'équivalent de 4 cigarettes environ. Cela signifie que 5 joints par jour implique un risque de maladie des voies respiratoires ou de cancer égal à celui d'un paquet de cigarettes. Et si en plus des joints on fume... Sans doute qu'il n'y a pas encore assez de fumeurs de joints de 50 ans pour connaître ce genre de dégâts !

Des observations fiables ont également été faites sur les risques d'accident et sur les risques psychologiques ou psychiques. Selon la dose ou le produit consommé, il existe une ivresse cannabique qui rend dangereuse la conduite d'un véhicule automobile: les réflexes sont ralentis, la perception peut être troublée. On constate cependant que les conducteurs sous influence du cannabis ont tendance à conduire plus lentement et à sous-estimer leur aptitude à le faire. Les accidents signalés étaient souvent dus à la présence d'alcool en plus du cannabis.

Les choses peuvent être graves sur le plan psychique. Chez de grands consommateurs, on a pu noter parfois des troubles psychiques importants: angoisse, états de panique, dépression, tendances à la schizophrénie. Mais il semble que ces troubles ne sont pas causés par le cannabis, mais plutôt révélés par lui, chez des personnalités préalablement déjà psychologiquement fragiles.

Ces études sont donc basées soit sur des observations de laboratoires faites sur des animaux, soit sur des consommateurs ou consommatrices qui consultent des centres de conseil ou de soin, ou sur des enquêtes dans lesquelles les personnes sont interrogées sur leurs expériences.

On fait aussi de plus en plus d'observations systématiques dans le domaine médical, parce que, dans l'histoire, le cannabis était beaucoup utilisé comme médicament et qu'on se demande si on ne pourrait pas à nouveau utiliser ses propriétés curatives, en évitant au maximum les effets secondaires

 

IV Escalade vers d'autres drogues?

Cet argument est sans doute celui qui crée le plus de polémique. Pourtant, plus les études sérieuses s'accumulent, plus la réponse est claire: le cannabis n'ouvre pas la porte à la consommation de drogues à haut risque. Cette affirmation ne repose pas sur des observations biologiques mais sur plusieurs enquêtes auprès des populations concernées. Il est exact que beaucoup de consommateurs d'héroïne ont utilisé du cannabis. Mais la plupart des usagers du cannabis n'utilisent pas d'autres drogues. De plus, sur de longues durées, on n'observe pas une évolution similaire entre les deux types de consommation. Les seules différences significatives observées dans certains pays sont généralement attribuées au contexte social dans lequel s'inscrit la consommation ainsi qu'aux moyens d'approvisionnement. En Hollande, où le cannabis a été partiellement légalisé afin d'éviter le contact des consommateurs avec des trafiquants capables de leur proposer d'autres drogues, le pourcentage de jeunes utilisateurs de cannabis ayant essayé la cocaïne n'est que de 1,8%. Aux Etats-Unis, il est d'environ 16%.

 
Par pauline - Publié dans : popo.leleu
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